
Les miroirs silencieux
La nuit où la tempête était
Le confident de ton cœur de désert
N’as-tu pas entendu les gémissements
Que le vent confiait aux oubliettes.
Dans un passé lointain
* * *
Et le soleil
Était le gentil ennemi
Dont la méchanceté
Se faisait piller
En face des nuages
Dans le silence et dans l’obscurité.
* * *
Les miroirs
Les miroirs
Que savent-ils de ta peine?
Toi qui, derrière un sourire,
Caches les souffrances
D’autrefois
* * *
Dans le silence de tes mains
Que tu regardes froidement !
Ton corps fatigué est désireux
D’un soleil qui murmure
Tes souhaits anciens
Dans les bruits de la mort
* * *
Écoute!
Je ne suis pas ton soleil
Je suis la même obscurité bleuâtre
De la nuit qui t’a fatigue
* * *
Oh, l’étranger!
Sacrifie-moi !
En face de l’arbre de temps
Des princes et tant de vassaux
Ont dit adieu au soif de vivre
En face de cet arbre
Les nénuphars bleus
Ivres du sang des victimes
Se pavanent
* * *
Oh, l’étranger
Au moment où je dis adieu
Tu n’entends pas mon cri
Qui s’émerge dans l’agitation
De ton cœur de mer
Regarde !
Juste un moment
La souffrance de mon existence.
Au font de tes yeux
Que surveilles-tu?
* * *
Regarde !
Tant d’amours…
Tant d’amours…
Tant d’amours…
Qui ont été la lumière à peine apercevable des étoiles !
Qui m’avaient rendu le martyre !
Des jours à venir
Regarde ! Comment ?
Mes jours ensoleillés d’espoir
Sont devenus l’esclave de ta nuit
Éclairée de la lune
Regarde!
Comment je suis passé derrière les gémissements ?
Des gens, chagrinés,
Dont l’amour brûlait
Dans leur paradis chimérique
Ce roi de tristesse
Regarde tes mains maigres
Qui lui font honte
* * *
Demain
Quand le soleil se lève
Cette neige d’espoir
Se rend victime de ton amour,
Et c’est seulement ton sourire
Qui éternellement
Se repasse sur l’arbre de temps
Ton sourire…
(Arian. Montréal. janvier 2001)
You’ve made me tired Montréal
Nobody stares into my eyes for more than thirty seconds
Except Barbara Streisand
In Sainte-Catherine Street
In Future Shop
When I go down those escalators
Her hand under her chin
Hiding herself in those old frames
She stares in to the very depth of my eyes
And only her
And only from the bottom of the escalators
To its top
Is this supposed to please me?
Or cause me pain?
You’ve made me tired Montréal…
From running after your mirages
From killing everything inside me
I built thousands of hopes
And killed them
Build them
And killed them
You’ve made me tired
From not looking at me
You were a nerveless shadow
In your own thoughts
You’ve made me tired
From seeing all your lonely women
And restless men
Where are all your beautiful stories?
Those that were whispers in my ears
For all these years
How do you hold all these cold and silent?
Look inside yourself?!
You’ve made me tired
From giving hope to myself
That you’ll be my crying shoulders
You’ve turned all my hopes into stones
What did you do in your many years of long sleep?!
With the restless women
And your lover dogs…
What did you do with lonely men
And your lover dogs…
All these uselessness downpours
Is molten in you
And you make everyone
A small reminiscence of your own
You’ve made me tired Montréal…
March - 2004 - Montreal - ( Translated By : Ghazal Arefi )